La critique est aisée, mais lorsque vous êtes concrètement confronté au problème ? Pour un 
chien qui part, 3 autres rentrent, on fait quoi ? On les entasse les uns sur les autres, on pousse les 
murs ?

Malheureusement, il n'y a pas de solution aux trop nombreux abandons, il faut vivre la situation 
réellement pour connaître le problème et Dieu seul sait que nous ne sommes pas favorables à 
l'euthanasie, mais il ne faut pas se mettre de visières, ce sont les gens qui sont responsables et 
sûrement pas les refuges et la SAPAD encore moins, car nous nous battons chaque jour pour 
trouver des solutions, poser des chenils provisoires, trouver des niches ...mais à force, on doit se 
rendre à l'évidence, il arrive un moment où tout est prit ... et c'est le cas actuellement à la 
SAPAD.

La situation aujourd'hui est critique, c'est bien pire que les autres années.

C'est le système qu'il faut changer, un recensement sérieux des animaux, des peines plus sévères
pour les "bourreaux", des amendes plus importantes pour les personnes en infraction. Au niveau 
de l'enregistrement des animaux également il y a des choses à faire, par exemple, si on compare
avec  l'enregistrement des bovins, tout est bien réglementé, les cartes, les boucles …, vous ne 
savez pas sortir un bovin qui n'est pas identifié, ce devrait être pareil pour les chiens, au moins 
les propriétaires seraient suivi, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui, combien de chiens 
arrivent au refuge avec une puce dont les coordonnées ne correspondent plus au propriétaire
Il faudrait aussi donner plus de moyens aux refuges, parce que les règlementations sont telles 
que beaucoup doivent ou devront fermer leurs portes, ce n'est pas si facile qu'on croit, il ne suffit 
pas vouloir, il faut répondre à des normes de plus en plus strictes (que je peux comprendre, parce
que là aussi, il fallait un sérieux nettoyage), mais les agréments ne nous apportent  pas pour 
autant les finances, au contraire, il faut dépenser pas mal d'argent pour être aux normes. Il est 
évident qu'on ne peut pas détenir des animaux dans n'importe quelle condition, qu'il ne suffit pas 
de prôner la protection pour que les portes s'ouvrent. 
Et, contrairement aux idées reçues, nous payons les vaccins, les puces et les stérilisations, rien de
tout ça n'est payé par l'Etat.


Alors, c'est bien beau, toute cette énergie dépensée à critiquer, mais commençons déjà par 
adopter les chiens qui se trouvent chez nous dans les refuges, même s'ils ont 6 ans ou plus et 
même s'ils ne sont pas « racés » alors, les refuges ayant plus de places, pourront enfin dire qu'ils 
n'euthanasient pas !
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Voici ce qui se passe actuellement, à la 
SAPAD, le refuge côté "chiens" est 
normalement composé de 4 ailes : Intérieur, 
Nouveau chenil, Côté Basile et Côté Ari 
(Basile et Ari étant les premiers chiens à 
avoir occupé ces chenils).
Depuis les loges intérieures, par une trappe 
guillotine, les chiens ont accès à une 
courette (12 m²) et de ces courettes, en vis à 
vis, se trouvent les parcs ou aires de jeux. le 
but étant de laisser accès aux courettes et 
aux parcs toute la journée pour les animaux 
qui veulent sortir.

Actuellement, vu le manque cruel de place, 
nous avons des chiens des 2 côtés, ce qui 
signifie que même les courettes sont 
occupées en permanence. Donc, la capacité 
est doublée, mais, malgré ça, nous n'avons 
toujours pas assez de place et nous voilà 
obligé d'employer des chenils provisoires, 
c'est à dire des chenils amovibles avec une 
niche. Super, oui, mais voilà, c'est toujours 
insuffisant ... Et au fur et à mesure que nous 
montons, ça se remplit. Même les opérations 
"coup de coeur" ne marchent plus, il y a bien
trop de "sos" sur les forums, il faut se rendre 
à l'évidence.
Je ne parle ici qu'au nom de la SAPAD, 
croyez-vous vraiment, quand on dirige un refuge,
comme nous le faisons ici, c'est à dire 24h/24 et 
7j/7, que nous sommes impliqués dans la vie des 
animaux en permanence, que nos journées se 
résument à aller en intervention, à ramasser les 
déjections, à nettoyer, à toiletter, à panser, à 
évacuer le fumier, à consoler, à soigner ... qu'il 
est facile de décider de mettre fin à la vie ? Non !

 C'est toujours la mort dans l'âme que nous 
prenons cette décision et après avoir mûrement 
réfléchi à une autre solution. Ici, ce n'est pas un 
travail à la chaîne et les animaux ne sont pas 
des numéros sur une cage, bien au contraire.
Mais nous ne pouvons pas toujours faire 
autrement, nous assumons tout, jusqu'au bout.
Il faut savoir que nous avons des normes à 
respecter, par exemple, pour une capacité de 80 
chiens en temps normal, vous pouvez doubler en
période vacancière, à la SAPAD, c'est déjà fait, 
depuis bien longtemps ...
Et nous avons autant d'animaux de ferme : 
chevaux, bovins, chèvres, moutons ...

Ceci dit, nous sommes en pleine "galère", les 
entrées d'animaux (pas seulement les chiens) 
n'arrêtent pas, nous sommes sollicités de partout,
beaucoup de refuges affichent complet, et ce 
n'est pas la solution, 
refuser une entrée, c'est la 
porte ouverte
 à toutes les déviations, et c'est 
aussi reporter le problème sur les autres spa
, il 
est facile de crier haut et fort : "nous ne 
pratiquons pas d'euthanasie" et de refuser d'en 
prendre, ce n'est pas le cas des SPA qui 
travaillent avec les communes, la différence est 
justement là, nous ne pouvons pas nous 
permettre de refuser une entrée.

Que faut-il faire dans ce cas ?

Les critiques à propos des euthanasies, ça commence à bien faire et il est temps 
de remettre les pendules à l'heure ...